C i r q u e     a m b u l a n t     à     r o u l o t t e s


Hongrie et Slovénie de mars à juillet 2017

Bien… Voici 5 mois que nous n’avons pas écrit, pas partagé sur notre aventure avec ce cirque à roulottes qui s’est terminée il y a peu. Au début, parce que nous avons été très occupés, par l’écriture d’un nouveau spectacle avec eux, puis ensuite, par le fait que nous espérions que les choses s’améliorent avant d’écrire sur ce qu’il se passait.

 

Après beaucoup d’efforts en vain, quitter ce cirque est devenu évident.

 

Maintenant que le temps nous a offert un peu de distance avec la situation, voici le récit de ce moment :

 

Revenons donc un peu plus tôt, à notre arrivée dans ce cirque. Nous sommes le 3 mars, il est 17h.

 

C’est au milieu des plaines silencieuses hongroises, au milieu de nulle part et en plein coucher du soleil, que Stefan, le créateur du cirque, nous attend, avec ses poulets, ses chiens, chats, chèvres, mouton, chevaux, ses canards et ses oies. Le poele à bois nous réchauffe sous la voute de bois de leur roulotte d’hiver… On respire un peu après avoir voyagé pendant un mois à un rythme effréné !!! Les matins et les soirs sont encore blancs sur le sol, et nos paroles sont accompagnées de la fumée de la condensation.

 

Stefan nous accueillera seul pour les 3 premiers jours, avec chaleur et simplicité, suivis par Petra, sa femme, et Fjozok, leur dernier fils de 16 ans. Nous voilà donc au complet pour commencer l’écriture du spectacle.

 

Nos journées commencent vers 8h, alors que le coq s’égosille depuis 2 bonnes heures, il fait très froid, et nous nous retrouvons autour d’une table installée sous une cabane éphémère pour le petit déjeuner. Ici la nourriture est partagée, et cuisinée directement sur un feu dans la plaine, comme le café. Chaque geste quotidien demande un effort, comme récupérer du bois mort dans la forêt pour boire un café, ou faire 600 mètres à pied pour se baigner dans la rivière. Ceci est une excellente éducation pour nous, car malgré l’aspect précaire, une grande qualité de vie se cache dans ce lien à la nature et le sens de certains gestes simples.

 

Les toilettes elles aussi, ont un caractère particulier… Evidemment, si on regarde le verre à moitié vide, elles ne sont qu’un vulgaire trou puant dans la terre, mais si on regarde le côté plein, peu de gens ont une vue de leurs toilettes sur l’orée d’une forêt sauvage laissant passer la lumière à travers ses feuilles… Il est vrai que c’est moins confortable pour lire son journal, et de toute façon, avoir les fesses à l’air quand la température est négative est un plaisir que peu de monde aime prolonger, même le temps des nouvelles sportives !

 

Les roulottes, faites de bois, ont une odeur et un caractère très brut tout en créant un décor presque féérique. Elles sont remplies de photos de l’histoire de ce cirque, des enfants de Petra et Stefan et laissent peu de place sur les murs. On s’y retrouve le soir, quand la température redescend, et que la nuit tombe, pour manger, jouer aux cartes et parler. Les ambiances et les conversations sont très chaleureuses entre nous, nous nous sentons avec eux « comme à la maison », dans un air de famille. Nous sommes à 10 mille lieux de nous douter de ce qu’il adviendra par la suite…

 

Régulièrement, des amis de ce cirque vont et viennent nous visiter, parfois pour une journée, parfois pour 15 jours, faisant passer le nombre de personnes sur le camp de 5 à 20 dans les moments de grande affluence !

 

Mais revenons au vif du sujet, car nous sommes venus pour écrire un spectacle et fin avril, nous avons notre première date qui arrive, soit dans un mois et demi !

 

Après 20 ans d’expérience à répéter les mêmes numéros qu’ils intègrent dans une histoire toujours différente, Stefan et Petra sont à cours d’idées et nous partagent, en décembre 2016, leur désir de co-créer un nouveau spectacle avec de nouvelles impulsions, énergies et idées. Nous sommes donc emballés par leur proposition, avides d’apprendre de leur expérience et de pouvoir apporter notre envie. Nous décidons alors de les rejoindre pour la saison. C’est donc plein d’enthousiasme que nous ouvrons la boîte de l’écriture ! Le thème du spectacle sera autour du « Mouton ».

 

Une première déception arrivera rapidement, car alors qu’ils nous ont demandé d’être là le plus rapidement possible, Petra décide de mettre la priorité sur l’école de son fils car elle a pris beaucoup de retard pendant l’hiver, et il a un examen qui arrive. On ne travaillera donc ensemble que 3 heures par jour pendant le premier mois…

 

Pendant ce temps d’écriture de spectacle, Soline apprend aussi à conduire une roulotte tractée par un cheval, car il est nécessaire de les entrainer avant de partir voyager…

 

Ce premier mois et demi de travail est un temps où on se découvre, on s’observe, on communique et l’écriture pendant cette période se passera dans une ambiance plutôt joyeuse et fluide. Soline apprend beaucoup de Petra dans la confection des décors et des costumes dont elle tire la matière d’éléments recyclés et de tissus issus de magasins de seconde main. De mon côté, je prends beaucoup de plaisir dans la mise en scène, et dans le travail sur les personnages de chacun.

 

Leur volonté de « message » nous conduit vers un spectacle très politisé, dans une histoire avec des moutons blasés dans leur quotidien, écoutant à la lettre leur président, qui est lui-même la marionnette d’un grand loup caché derrière, joué par Stefan. Un spectacle plutôt actuel, puisqu’on l’écrit au moment où l’inconnu Macron se fait élire par les grands médias en France. Dans ce spectacle, Soline joue une présentatrice télé naïve, niaise et bécasse, alors que moi, je joue le rôle d’un président imbu de lui même, macho bedonnant aux cheveux gras. Nos 2 personnages manquent un peu d’humanité, néanmoins ils sont efficaces et on s’amuse bien avec.

 

C’est une expérience intéressante pour nous, de jouer ce type de spectacle, car nous n’aurions jamais eu l’envie naturelle d’aller dans cet univers. Nous acceptons donc le défi !

 

Progressivement, nous découvrons tout de même que leur attachement à leurs habitudes est, en fait, beaucoup plus fort qu’eux et que leur envie d’essayer de nouvelles choses.

 

Le maquillage tombe donc progressivement…

 

J’aimerais faire un lien avec une image qu’un ami m’a partagé sur sa manière de gérer sa forêt de hêtres, quand il veut la rafraîchir. En effet, dans sa forêt, les vieux arbres prennent toute la lumière, et sans l’intervention de l’homme, qui sacrifie parfois un arbre en train de mourir, il n’y a aucune place pour les jeunes arbres qui ont besoin de lumière pour grandir. Je crois que c’est pareil avec les habitudes, si on ne décide pas d’en sacrifier certaines qui sont nécrosées, alors il n’y a pas de place pour la nouveauté qui a besoin de place et de lumière.

 

Néanmoins, le manque nourrit souvent le sens de la vie… et les envies ! De ma frustration et de mon enthousiasme devant le potentiel non exploité, naît le projet de créer un convoi de spectacle ambulant à vélos en Asie. Cette idée est très vivante et me chatouille beaucoup dans le ventre et Soline est partante ! De là naitra le projet, qui est maintenant lancé et concret, avec une équipe de 12 personnes, circassiens, musiciens, reporter se joignant à nous pour décembre 2017 au Vietnam! Mais avant ça, retour à la réalité…

 

La générale du spectacle se passe bien, même si elle peut évidemment s’améliorer, et nous nous préparons donc à partir voyager, avec les chevaux, les roulottes, et les animaux.

 

Juste avant de partir, une blessure d’un des 9 chevaux nous fera patienter 15 jours de plus, jusque mi-mai.

 

Nous nous lèverons à 5h du matin pour notre premier jour de voyage. Tout le monde est excité avant de partir, nous rangeons donc le dernier matériel, rassemblons les animaux, préparons les chevaux, et nous partons finalement, contents de quitter notre si belle plaine hongroise, qui manque tout de même un peu d’activité! Ca y est, on est prêt, on va pouvoir aller présenter notre spectacle au Monde !

 

Le rythme du pas des chevaux est très proche de celui de l’homme, et cette vitesse de voyage a donc une dimension très humaine. La roulotte que conduit Soline, est tractée par une jument aussi grosse qu’un éléphant, et je reste à leurs côtés au cas où il lui prendrait des envies kamikazes. C’est une jument un peu têtue mais finalement, plutôt facile à vivre et elle se bonifiera avec les kilomètres.

 

La sensation de faire trotter ou galoper les chevaux dans les côtes, est une sensation marquante, qui dégage beaucoup de puissance. Cela nous change bien des poussées interminables de notre vélo dans les côtes !

 

Nous laissons donc la Hongrie, et nous dirigeons à nouveau vers la Slovénie, à 70 km de notre campement d’hiver, le pays dans lequel nous commencerons nos spectacles. Nous parcourons entre 5 et 20 km par jour, à une vitesse d’environ 5 kilomètres par heure. Cela commencera par quelques jours uniquement de voyage.

 

Nous vivrons dans un rythme où nous voyagerons 1 jour, pour s’arrêter et jouer notre spectacle les 2 ou 3 jours qui suivent. Ce rythme est très intéressant et nous le garderons surement pour notre projet de cirque à vélo au Vietnam.

 

Les jours de voyage commencent avec un lever vers 4h du matin, dans la brume, pour pouvoir partir à 6h, heure où les mouches sont encore timides pour les chevaux. Ranger notre tente, finir de ranger le matériel, rassembler les chèvres, mouton, oies dans les wagons, brosser, curer, harnacher les 8 chevaux, démonter leurs clôtures, les atteler et enfin partir…

 

Pendant le trajet, Stefan est très stressé, Fjozok zigzague avec son skate entre les roulottes et rigole beaucoup, tandis que Petra ouvre le bal royalement. Notre convoi de 4 wagons, très lent, amène avec lui un décalage important sur les routes.  Il y a ceux qui nous saluent, ceux qui nous klaxonnent, ceux qui nous filment, ceux qui s’énervent d’attendre, ceux qui restent calmes à l’affut de la moindre brèche pour nous doubler. Il y aura quelques situations assez dangereuses, mais pas d’accidents.

 

Souvent, nous arriverons vers 10-11h du matin au nouveau campement,  avec comme priorité de trouver de l’eau pour les chevaux, puis pour nous, puis nous installons les structures aériennes du spectacle, installons les wagons, les tribunes, puis nous organisons notre « roulotte-cuisine », creusons le sol pour faire un feu. Enfin le premier café du matin arrive, alors que le soleil est déjà haut dans le ciel ! Tout le monde se jette sur les tartines de beurre, confiture, mayonnaise, oignons, huile d’olive, et parfois le fromage de chèvre de Stefan et ses deux chèvres. Ici, c’est la règle du premier qui se sert, premier servi ! Notre nourriture est à base de pain, et se compose principalement de patates et d’oignons. Le voisinage de notre camp nous apportera très souvent des salades et quelques légumes du jardin, suscitant une grande reconnaissance de la part de chacun ! La chaleur est accablante tous les jours sans exception, et nous sommes souvent dans des endroits sans aucune ombre. C’est donc allongé sous les roulottes que nous passerons la plupart de nos après-midi, à jouer de la musique, ou à la recherche d’un point d’eau pour nous rafraichir. Soline passe beaucoup de temps à coudre, fabriquer des bijoux, travailler le bois, et nous avons aussi repris la lecture. Pour ma part c’est l’auto biographie de Nelson Mandela qui m’accompagnera dans cette aventure, et deviendra un véritable secours et échappatoire pour affronter les mouvements de haine et de rejet de Stefan ou Petra qui me sont adressés au quotidien.

 

Malheureusement, les premiers jours de voyage continuent d’enlever une couche de maquillage dans ce que nous vivons ensemble… Petra et Stefan, ne souhaitent pas nous faire confiance pour se répartir des responsabilités, suppriment la communication entre nous, et nous comprenons rapidement que leurs engagements de partager une aventure ensemble, veut plutôt dire courir derrière eux pour pouvoir faire quelques tâches, sans volonté de transmission de leur savoir, donc en apprenant par nous même… Heureusement, le temps nous fait aussi apprendre qu’ils ont des conflits tous les ans de cette sorte, avec des départs fréquents ! Cela aide un peu à relativiser…

 

Pour nous, cela aura été un choc de constater pendants les premiers spectacles le manque d’enthousiasme et de plaisir à jouer chez nos équipiers. Visiblement, 20 ans d’expérience peuvent blazer les troupes… Après 15 jours de voyage, nous ne sommes pas tout à fait satisfaits du spectacle qui pourrait être plus léger dans le message, et plus frais dans l’énergie qu’il dégage. Mais Petra et Stefan, les premiers mécontents, ne souhaitent pas mettre d’énergie pour retravailler. Par chance, quelques jours plus tard, 2 italiens circassiens arrivent pour rejoindre notre troupe et poussent le groupe à retravailler un peu.

 

A force de nommer mon envie de partage de responsabilité et de communication, je deviens de plus en plus le centre de la haine de Petra et Stefan, qui commencent à nous rappeler, très régulièrement, que nous sommes chez eux, dans leur cirque. Ainsi, il revendiqueront à l’occasion d’un petit déjeuner haut et fort, telle une hymne pour leur patrie, que c’est eux qui décideront dorénavant d’absolument tout, sans discussion, compromis ou remises en questions, retour aux bonnes vieilles habitudes moyenâgeuses!

 

Après 3 mois, et alors que nous nous étions convenus pour faire une « co-création » en prenant certaines « décisions ensemble » concernant le spectacle et l’équipe, nous nous retrouvons donc dans leur royaume, où nous ne sommes pas loin d’avoir besoin de leur permission pour aller aux toilettes.

 

Dans cette situation, la vie a un humour redoutable… En effet, le spectacle très politisé que nous jouons tous les soirs, est le reflet exact de ce qu’il se passe dans notre quotidien ! La vie est fascinante, et dans cette situation qui se transforme doucement en enfer, il y a ce pied de nez monumental que nous jouons tous les soirs ! En effet, la pensée et les questionnements ne sont officiellement pas les bienvenus dans leur système de fonctionnement, nous n’avons pas d’autre choix que d’être des moutons ou de partir, et ils prennent leur rôle de président avec beaucoup d’orgueil et de mauvaise foi.

 

Notre quotidien, malgré la magie des roulottes, et la chance de vivre du spectacle, se déroule dans une ambiance blasée, comme quelque chose que nous faisons depuis 30 ans sans plus y trouver vraiment le sens. Notre enthousiasme est muselé, nos initiatives de plus en plus opprimées. Les tensions sont quotidiennes dans le groupe. Tous les 3 jours, la nature s’exprime de son trop plein de chaleur, et nous avons droit à un orage monumental, pimenté d’une bonne dose de conflit interne.

 

Nous décidons tout de même de rester dans cette situation car nous croyons avoir encore quelque chose à faire ou à apprendre dans ce cirque. Comme les conflits sont toujours à deux sens, nous sommes attachés à la foi que les choses peuvent s’améliorer en faisant l’effort de changer nous-même, en nous adaptant de plus en plus à eux et à leur système. Je décide donc de me taire pour essayer, quoi que je pense ou que je voie, et je remplace mes partages par des méditations et ma lecture de Mandela, qui apprend à trouver la paix en prison. J’ai 2 remèdes très efficaces dans cette situation: « voir chaque jour comme un jour nouveau avec sa part de magie», et en cas de tension « je laisse couler la vie en moi et autour de moi ». Bien que je puisse admettre ma part de responsabilité dans ce début de conflit, le manque de bonne volonté, de communication, la mauvaise foi et la peur en ont rendu la résolution absolument impossible. Les choses continueront à s’empirer, car la haine une fois établie dans leur logis ne se laisse pas faire, et après 5 mois de vie ensemble et d’efforts venant seulement de notre part, nous décidons de quitter ce cirque devenu destructeur, si loin du vivant et de ses propres convictions, de nos propres convictions.

 

Dans cette aventure, ma petite voix m’a toujours clairement exprimé que mon chemin avec ce cirque était ailleurs que d’aller au combat constant avec eux, ce qui était parfois très frustrant. J’ai un souvenir où après une énième rejet de leur part, je suis parti marcher seul, pour m’asseoir devant une statue d’un homme à l’allure très noble, entouré d’enfants. Dans un moment où je cherchais ce que je pourrais leur répondre, cette statue me criait de me taire. Inlassablement… Ils sont vieux, épuisés et n’ont pas de capacité d’écoute ou de remise en question. Pour notre départ, je mènerais donc un ultime combat avec moi même, pour les remercier, avec ma tête, mais aussi avec mon cœur, pour ce qu’ils nous ont tout de même apporté, et fidèles à eux mêmes, ils se tairont.

 

C’est blessés, désillusionnés et pourtant très grandis que nous partons sur notre vélo qui ne nous a pas quitté d’une semelle dans ce voyage. Et OUF, un grand vent de liberté nous fait respirer à nouveau… Être de retour en selle comme 5 mois auparavant, est une sensation si familière et pourtant tellement différente, car à l’intérieur, beaucoup de choses ont changé. Leur lien à la nature, leur mode de voyage qui ne demande qu’à être rafraîchi, leur méthodes pour arriver dans un village, et bien sûr, la naissance de notre prochain projet au Vietnam seront néanmoins de très précieux cadeaux. Cette situation m’offre aussi un peu d’humilité dont j’avais sûrement aussi besoin. Place à l’avenir maintenant!

 

 

 

 

Nous resterons 2 mois à vivre dans ce camion roulotte pour la création du spectacle.

Roxane nous donnera du lait pour chaque petits matins et on en fera de délicieux fromages !

Lila dort debout. Elle a 33 ans, c'est une vieille dame à la retraite. On ne dirait pas comme ça, mais elle est très en forme pour son vieil âge ! Pas d'inquiétude donc à voir ses os... Nous devons simplement l'aider à se relever quand elle est couchée car elle ne peu plus le faire par elle-même. Stefan se lève plusieurs fois toutes les nuits pour aller l'aider. Et comme les petits vieux, elle fait des siestes à tous bouts de champs !

Ici c'est vie en extérieur qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, et cuisine sur le feu !

Entrainement. Lila fait la sieste.

Cartographie avant le départ : routine du voyageur à roulotte.

Ustensiles de voyage

Départ pour la Suisse

Shougy, le mouton du cirque, prendra part au spectacle, et nous laissera très souvent des marques de reconnaissance en plein milieu de la scène : crottes et urine pour le plaisir de tous !

Biscotte 

Installation nocturne du portique aérien

Vaisselle

Petit rafraichissement de la roulotte que Soline conduira

Entrainement à vide avant le départ

Tendre sieste 

Moment de folie des petits chevreaux qui sautent sur tout ce qu'ils trouvent, notamment Soline

Retour de travail au champs : apéritif au bar du coin, Hongrie

Veillée nocturne

Flute

Petit matin de brume, réveil avec les chevaux.

Quand l'oie domine le cheval. Les deux oies ont pris le pouvoir sur la vieille Lila et la font fuir pour lui manger ses graines !

Jour de voyage

Au camp

Attente du départ

Le calme avant la tempête. Tempête qui nous vaudra une déchire de 20 cm dans la tente...

Bang ! Jeux du camp

Drôle de découverte au réveil

À l'ombre des vélos

Gnocchi maison

Câlin 

Dernière représentation

Vers de nouveaux horizons ...